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: En
complément à mon étude, on pourra consulter le plan de Rancurel
de 1573, premier plan exploitable de la ville de Chalon (151 ans après la
peinture de Van Eyck ). En examinant quelques-unes
des vignettes de ce plan (l'église Saint-Laurent, la tour des Ecorcheurs etc ...), on constatera que lorsque Van Eyck
ne se laisse pas emporter dans ses visions de surembellissement
ou dans ses projets de bâtisseur, ses représentations sont non seulement
conformes, mais beaucoup plus riches en détails. On pourra également consulter
les travaux et dessins de Bernard Trémeau et Marc Josserand (Chalon 1500, éditions de la Société d'Histoire
et d'Archéologie de Chalon-sur-Saône), ainsi que leur maquette représentant la
ville à cette époque.
: La
méthodequi consiste à dater la construction d'un édifice religieux, ou un
élément de son architecture, par comparaison avec un autre édifice religieux,
lequel a été daté par comparaison avec un autre édifice... etc
... etc... n'est certes pas sans intérêt, mais elle est
insuffisante si on raisonne sans se poser de questions sur le pouvoir politique
de l'époque qui se trouve derrière l'évêque. Le projet de restauration de la
cathédrale de Chalon, tel qu'on le découvre dans le tableau de Van Eyck , nous montre bien que de telles entreprises ne
pouvaient se faire, la plupart du temps, que sous l'impulsion d'un pouvoir
politique fort. Dans cette optique, nous pouvons raisonnablement penser que
c'est sous le règne de Philippe le Bon que la cathédrale de Chalon a connu ses
principales modifications dites gothiques. Hélas, En 1480, trois ans après la
mort du dernier grand duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, sous les murs de
Nancy, le roi de France Louis XI livra Chalon à la soldatesque. Pendant deux
interminables jours, la ville fut pillée... Et sa mémoire s'en alla.
: Non
dénué d'intérêt mais également insuffisant, le raisonnement philosophique
actuel sur le "désenchantement" du monde, le "comment sortir de la religion" et
"la recherche du sens". La pensée que Rolin a mis dans son tableau montre bien
que, pour un nombre non négligeable d'intellectuels, et de tout temps, ce n'est
pas la religion qui les motivait, simple voile comme je l'ai dit précédemment,
mais la foi en l'évolution... une foi qui ne demande qu'à poursuivre son chemin...
dans l'intelligence et dans la continuité de l'histoire. Voilà pourquoi, il est
extrêmement regrettable que les médias aient occulté, jusqu'à maintenant, le
débat philosophique qui s'impose sur l'origine de nos valeurs, notamment
religieuses - ce qui aurait dû se faire depuis déjà de très nombreuses années.
Les attentats du 11 septembre 2001 sur les tours du World Trade
Center sont la lamentable illustration de cette coupable démission.
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