Google Translator :
EMourey
Menu principal
Accueil
Articles
Témoignages
Bibliographie
Nous contacter
Rechercher
Liens
Sites d'intérêt
Stage innovant de chant choral
 
Armures, vêtements, bijoux, livres, jeux liés au monde médiéval
 
par Roger Chaudron. Evocation d'une période cruciale, d'événements vécus par l'auteur. 
 
Découvrez les sites naturels et architecturaux de la Bourgogne du Sud

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite pour vous tenir au courant des derniers développements



Open Source
Syndication
Identification
Commander en ligne
Accueil arrow Articles arrow Index arrow Mon histoire de la Gaule arrow Alesia : Combattants gaulois contre combattants romains
Alesia : Combattants gaulois contre combattants romains Version imprimable E-mail
Appréciation des utilisateurs: / 42
FaibleMeilleur 
Index de l'article
Alesia : Combattants gaulois contre combattants romains
Page 2
 
Pièges romains à Alésia
(d'après Emile Mourey)
Pièges romains 1
agrandir l'image

Nous reprochons à Napoléon III et à ses conseillers de n'avoir vu dans tous ces événements que les personnes de César et de Vercingétorix, et d'avoir négligé quelque peu l'étude du comportement des combattants romains et gaulois.

L'image du légionnaire romain à Alésia est pourtant d'une netteté étonnante. Les légionnaires, un mois après l'investissement de la place, travaillaient encore aux fortifications. Ils ont déplacé des mètres cubes et des mètres cubes de terre, couché des forêts, transporté des arbres entiers. Ils ont façonné dans le bois vert une multitude de pièces qu'ils ont disposées autour d'Alésia comme une mosaïque. Toutes leurs ruses de paysans et de chasseurs, ils les ont cachées dans leurs pièges.

La course d'obstacles commence par les colonnes funéraires de la mort. Ces troncs couchés sur cinq épaisseurs dardent de toutes parts leurs branches acérées comme des épées. Sous une pluie de javelots, les Gaulois, avec difficulté, s'infiltrent, et les Romains font tranquillement le compte des victimes qu'ils abattent dans ce sinistre cimetière qu'ils ont construit de leurs propres mains.

Plus près, la verdure recouvre les trous et les épieux pointus. C'est une vaste prairie uniforme. La nuit, lorsque les Gaulois s'y aventurent, ils glissent dans les larges trous, perdent l'équilibre et se couchent ou s'asseoient littéralement sur le pieu qui les empale. Au matin, les cadavres inclinés, pendant sur leur tige horrible, parsèment le pré vert comme les fleurs de lis des champs.

Les stimuli sont les aiguillons dont ils se servaient, étant enfants, pour stimuler les bêtes de somme dans la ferme familiale. Derrière les remparts de leurs retranchements, ils sont comme sur les gradins d'un cirque romain. Lorsque leurs victimes enfermées dans l'arène marchent sur ces pointes de fer dissimulées dans l'herbe du sol, ils rient de les voir sauter en l'air.

Travaux de César autour d'Alesia

Travaux de César autour d'Alesia
agrandir l'image

Tous ces noms de baptême appartiennent au langage et aux plaisanteries de la soldatesque romaine; ils expriment bien la dureté des coeurs de l'époque.

Face à ces obstacles, les combattants gaulois n'étaient cependant pas désarmés. Ils coupaient avec leurs serpes la pointe des pieux et des branches acérées. Ils découvraient les pièges en écartant les broussailles avec des perches. Ils comblaient les fossés de fascines et dressaient leurs échelles contre les remparts. Mais ils exécutaient tout cela sous le jet constant des javelots de siège, car ces véritables champs de mines, en bandes obliques, étaient battus par des feux, suivant les principes de la guerre moderne. Enfin, lorsqu'ils arrivaient aux fossés, ils arrachaient la palissade avec des faux de guerre, mais cela sous le tir de flanquement des pilum que les Romains lançaient du haut des tours en bois.

Leur combat n'était pas inorganisé. Ils avaient leur technique et des chefs qui les guidaient. Des éléments d'appui de lanceurs de traits neutralisaient les lanceurs de javelots des tours, pour permettre aux éléments d'assaut d'attaquer les remparts. Les troupes fraîches relevaient les troupes fatiguées.

Alésia est l'image presque photographique d'une des plus grandes batailles de l'Antiquité. C'est la bataille sur laquelle nous avons le plus de détails grâce aux Commentaires de César.

Que ce soit dans les combats modernes ou antiques, il y a une logique tactique. Le but recherché par un assaillant contre un adversaire retranché est d'arriver au corps à corps le plus rapidement possible avec le plus grand nombre d'hommes en même temps. C'est l'assaut en ligne classique qui se fait au pas de course, et parfois en poussant un grand cri. Les Gaulois de Bussy ont poussé ce grand cri et ils se sont retrouvés sur le rempart.

Les combattants en défensive s'efforcent d'arrêter les assaillants en les prenant sous leur feu à partir d'une ligne qui correspond à la portée pratique de leurs armes (50 à 100 mètres pour un pistolet mitrailleur).

Il importe pour l'assaillant de franchir cette zone battue le plus vite possible et il importe pour l'attaqué de ralentir au maximum la course de l'assaillant par la mise en place préalable du plus grand nombre possible d'obstacles (barbelés et mines).

Les fortifications réalisées par César correspondent bien à ces principes.

Les cippes, colonnes funéraires de cimetière, n'étaient certainement pas une palissade de gros pieux derrière lesquels les Gaulois auraient pu se mettre à l'abri des javelots romains. C'était des arbres entiers que les légionnaires sont allés chercher dans les forêts voisines. Ils les ont tirés avec des boeufs et des cordes jusqu'aux fossés dans lesquels ils les ont couchés en entremêlant leurs branches raccourcies et épointées.

Les stimuli/aiguillons et les lis sont semblables aux engins de mort de nos modernes champs de mines. Les équipes de déminage gauloises s'y sont aventurées sous le tir des pilum pour y ouvrir des couloirs de pénétration, lesquels furent aussitôt "battus" par des javelots de siège romains lorsque les Gaulois s'y précipitèrent.

Après avoir franchi cet étonnant réseau de barbelés naturels, les Gaulois sont arrivés aux contact des corps, et là, ils se sont retrouvés, comme au Moyen Age, devant un rempart garni de défenseurs.

A notre avis, la palissade était constituée de pieux de grosseur moyenne plantés en retrait du bord pour une question de résistance à l'arrachement par devant, ce qui a nécessité la pose de chevaux de frise dans l'angle sur lequel les Gaulois auraient pu reprendre pied. A cette palissade étaient fixées des claies. Ces claies très serrées, probablement renforcées ou doublées, avaient pour but d'arrêter les javelots gaulois qui auraient pu s'infiltrer entre les pieux de la palissade. 

Répétons-le encore une fois: les retranchements d'Alésia ne peuvent se comprendre que par leur dénominateur commun qu'est le javelot de siège. Tout était conçu: obstacles, tours, terrassement, rempart, pour que les Gaulois se trouvent le plus longtemps possible sous le tir des javelots de siège et dans les conditions les plus défavorables.

Quand on imagine l'adresse que l'entraînement avait donné aux lanceurs de javelots romains, quand on se rappelle que les défenseurs du rempart de la montagne de Bussy étaient épuisés à force d'avoir lancé le javelot, on mesure l'extraordinaire puissance du système défensif romain et l'exceptionnel courage des Gaulois.

Le génie militaire des Romains, nous l'avons vu dans le dispositif de la bataille de Sanvignes, est tout dans l'art d'utiliser la pente favorable du terrain de façon à réaliser les conditions optimales pour le lancement du javelot sur un adversaire ralenti sur l'obstacle.

La ligne de retranchement intérieure, là où elle domine au nord et au sud l'Oze et l'Ozerain, est un idéal et Vercingétorix ne s'y est pas risqué. La ligne de retranchement extérieure a été placée très judicieusement, soit sur les lignes de changement de pente soit sur la contre-pente des hauteurs et des éperons englobés dans les lignes romaines (montagne de Flavigny, mont Pennevelle, mont Rhéa).

C'est uniquement aux endroits où il n'était pas possible d'utiliser une pente favorable que les Romains ont établi ces sortes de champs de mines pour ralentir l'assaut gaulois qu'ailleurs la pente à gravir suffisait à retarder.

César dit d'une façon on ne peut plus claire que les assiégés renoncèrent à poursuivre leur attaque dans la plaine des Laumes parce que les fortifications y étaient formidables. Cela signifie que sur les pentes, elles étaient moins formidables, tout simplement parce que cela n'était pas nécessaire à cause de la pente (et des abattis).

Que les archéologues ne cherchent donc pas les champs de cippes, de lis et de stimuli ailleurs que dans la plaine des Laumes, dans la plaine de Grésigny et sur le plateau de Bussy.

 

 

Commentaires ....


1. nulite
Rédigé par Invité/Visiteur. 17-05-2006
URL :
E-mail:
votre site est trop naze

2. très bien
Rédigé par Bernard Anthony. 12-06-2006
URL :
E-mail: nouny007 at msn.com
il ne faut pas déconner ce site est très bien et très instructif car ce site explique en detaille la bataille d'alésia et il y a beaucoup de lien pour bien faire marcher le site

3. très bien
Rédigé par Bernard Anthony. 12-06-2006
URL :
E-mail: nouny007 at msn.com
d'ailleur monsieur emile mourey est un homme très respectable

4. BIBRACTE , GERGOVIE (OUI) alésia (NON)
Rédigé par Invité/Visiteur. 07-08-2006
URL :
E-mail:
ALESIA. Il faut lire, Et enlever le masque que l’on nous a mis depuis des années. Pour ceux qui ne veulent pas lire, il y a l’EXCELLENT reportage sur ARTE ! Ou l’on nous explique par A+B que cette bataille ne peut avoir eu lieu que dans le jura ! Bien sur, c’est comme toujours ! Pot de terre contre pot de fer ! (Suite au message suivant !)

5. BIBRACTE , GERGOVIE (OUI) alésia (NON)
Rédigé par Invité/Visiteur. 07-08-2006
URL :
E-mail:
(suite) Historiens et érudits, contre RELIGION et INTERETS COMMERCIAUX ! C’est perdu d’avance ! Nous ne lutterons même pas, nous vous laissons à votre ignorance, continuer à duper le commun des mortels, Et sur place a racketter les touristes avec vos souvenirs bidons !



 

Commander en ligne


Recherche Avancée


Lister Tous les Produits
Voir le panier
Votre panier est actuellement vide.
Livres de l'auteur
BookCoverAnimation


Recherche Avancée
Visiteurs hier 0
Visiteurs aujourd'hui 0
Visiteurs max par jour: 0


 | © Emile Mourey 2006 |