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Article du Progrès de Lyon |
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César a entrepris depuis six ans
la conquête de la Gaule. Et voici que se dresse contre lui Vercingétorix, le
chef de guerre des Arvemes, le peuple le plus puissant de la Gaule. Vercingétorix
a appris l'art de la guerre... à Rome. Pendant plus de six mois, il va jouer au
chat et à la souris avec le chef de la meilleure armée de l'antiquité.
A Gergovie, au début de l'été 52 avant J.C., ils sont (sans doute) 25
000 Gaulois, Arvernes et alliés, contre 24 000 Romains. Les premiers occupent
la place-forte et le plateau voisin. César imagine un piège subtil auquel
Vercingétorix trouvera une non moins brillante parade.
Pour éloigner les Gaulois, César lance un mouvement tournant, une fausse
attaque par le Sud-ouest. Les Gaulois semblent mordre à l'appat. Il déclenche
alors, par le Nord, une attaque contre le camp gaulois sous les remparts de
Gergovie. Vercingétrix réplique en libérant ses vagues d'assaut massées sur le
plateau voisin.
Tout ce qui précède n'était que diversion pour permettre aux Romains une vraie opération-commando:
la VIIIème légion (environ 4 000 hommes ) qui a progressé avec la plus grande
discrétion, se rue par l'Est, vers la porte de la citadelle. Là encore, les
Gaulois résistent, culbutent l'assaillant. Les Romains doivent se replier, avec
de lourdes pertes: César avoue 700 légionnaires et 46 centurions tués, mais le
chiffre doit être bien supérieur. Il a perdu une manche, il gagnera la belle
quelques semaines plus tard à Alésia .
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