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Au sujet de Portus Itius, la baie d’Isigny Version imprimable E-mail
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Carte de Peutinger, original
Carte de Peutinger, original

Avant sa deuxième expédition en (Grande) Bretagne, César regroupa sa flotte à Portus Itius (DBG V, 2). Je ne pense pas qu’il s’agisse de Boulogne (la Bononia de la carte de Peutinger, port des Morins). En effet, les Morins, comme les Ménapes, venaient de se révolter; la région n’était ni sûre ni vraiment contrôlée par les Romains. Je place Portus Itius dans la baie d’Isigny , alias baie de Carentan, alias baie de Veies.

Carte de Peutinger, copie
Carte de Peutinger, copie
 
J’y vois le port des Unelli de la cité de Crociatum (Carentan). Comme je l’ai expliqué dans mon étude, la carte de Peutinger ne nous donne pas le nom de ce port; elle se contente de nous en indiquer la baie et la station Alauna, emplacement probable de la statue d’une déesse ou d’un dieu Alauna.
 
Interprétation E. Mourey
Interprétation E. Mourey
Reprenons le texte des Commentaires.
 
César avait installé ses légions en quartier d’hiver dans différentes cités de la Belgique (DBG IV, 38). Revenant d’Italie, il visite ses camps et constate que, partout, un grand nombre de bateaux a été construit (DBG V, 2). L’un de ces chantiers se trouvait chez les Meldes, à Meaux (DBG V, 5). Les soldats ayant été félicités ainsi que ceux qui avaient mené à bien cette entreprise, il expliqua ce qu’il voulait - ce qui devait être fait - et il donna l’ordre que tout le monde se regroupe à Portus Itius. Il savait que c’était en partant de ce port que le trajet pour aller jusqu’en (Grande) Bretagne était le plus commode. La Bretagne n’est éloignée du continent que d’environ 30 milles (44km44) (DBG V, 2).
 
Dans ce paragraphe, César dit seulement que la distance qui sépare le continent de la Grande-Bretagne est d’environ 30 mille pas, ce qui correspond au Pas de Calais. Il s’agit, à mon avis, du simple rappel d’une donnée géographique, telle qu’elle était connue à cette époque. Je ne pense pas qu’il ait voulu indiquer la longueur d’un trajet à partir de Portus Itius.
 
Si l’on veut bien raisonner dans la logique militaire, on devine que, conformément aux ordres de César, les bateaux ont fait mouvement depuis les camps d’hiver de l’intérieur où ils ont été construits, en descendant les affluents de la Seine, puis le fleuve lui-même jusqu’à son embouchure. De là, en suivant la côte vers l’ouest, toute la flotte est partie pour la baie d’Isigny.
 
 
Ce trajet, facile, a permis à César d’observer le comportement de ses bateaux avant qu’ils n’affrontent la haute mer. C’est là, dans la région d’Isigny, qu’il a terminé de les équiper. C’est là que la cavalerie gauloise l’a rejoint et que s’est nouée et dénouée l’affaire ‘’Dumnorix’’, le chef éduen qui ne voulait pas embarquer.
 
Au jour choisi par César, la flotte s’est mise en route, à la tombée de la nuit, direction nord ou nord-est. Le vent d’Afrique (vent du sud ou du sud-ouest) était favorable. Mais au milieu de la nuit, le vent tomba et le courant entraîna les bateaux. Au lever du jour, César se rendit compte qu’il avait raté la Bretagne (aurait-il franchi le Pas de Calais?). Il lui fallut revenir à contre-courant à force de rames pour débarquer sur la côte britannique, à un endroit qu’il avait  reconnu lors d’un débarquement antérieur.
 
 Seul, Strabon semble contredire mon interprétation (Géographie, IV, 5, 2). Il place Itium chez les Morins et en fait la base navale où César prépara son débarquement en Grande-Bretagne. L’erreur de Strabon est manifeste. Pour ne pas alourdir son récit, il a évoqué un seul débarquement alors qu’il  y en a eu deux. La durée de la traversée qu’il indique (moins de 9 heures) correspond au premier débarquement (depuis Boulogne, port des Morins, DBG IV, 23) et non le deuxième où il a fallu à César toute la nuit pour arriver en vue des côtes de Grande-Bretagne. Le nom du port de départ – Itium – correspond donc au deuxième débarquement et non au premier, parti de Boulogne.
 
L’erreur de Strabon s’explique par le fait qu’il n’arrive pas toujours à s’y retrouver avec les différentes sources qu’il tente de compiler. Mais le fait qu’il reconnaisse qu’on pouvait se rendre aussi en Grande-Bretagne depuis l’embouchure de la Sequanas (Géographie, IV, 5, 2)  va dans le sens de mon interprétation, et surtout quand il précise (IV, 3, 3) que c’est bien depuis l’embouchure de la Sequanas – je rectifie : depuis la Passe d’Isigny – que César avait installé son chantier naval avant de passer en Grande-Bretagne.
 
Enfin, le mot Isigny (de la déesse égyptienne Isis) est tout à fait en accord, étymologiquement, avec l’Itium ou Itius des Commentaires de César.
 
Carte actuelle
Carte actuelle
Mon interprétation m’amène donc à placer la station Alauna de la carte de Peutinger dans la baie d’Isigny et non à Valognes comme on l’a fait jusqu’à maintenant. Les itinéraires d’Antonin me donnent raison. Les 48 km 900 qui séparent Coutances (Cosedia) d’Alauna ne suffisent pas pour aller jusqu’à Valognes mais sont suffisants pour rejoindre la baie d’Isigny.
 
Mon interprétation m’amène ensuite à rechercher le ou les lieux saints consacrés à la déesse ou au dieu Alauna . Je fais l’hypothèse logique qu’ils ont été consacrés à sainte Marie ou à Marie-Madeleine après la christianisation de la Gaule. L’église Sainte -Marie du Mont ne serait-elle pas un ancien temple ? La statue du dieu ou de la déesse Alauna ne se dressait-elle pas sur le mont de la Madeleine, point de vue remarquable ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Extrait de mon huitième ouvrage, la Gaule en héritage , écrit dans les années 80
 
En hommage à la légion gauloise Alauda (cf. Suétone, Jules César, 24)

 

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