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Critique de l'ouvrage de M. Goudineau Version imprimable E-mail
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"Bibracte et les Eduens, à la découverte d'un peuple gaulois"

extrait de mon Histoire de Bibracte, l'épée flamboyante publiée en 1995, page 323


Je n'ai jamais dénigré le mont Beuvray. Je suis même persuadé que ce fut un des grands sites historiques de la Gaule. Je ne mets pas en doute ce que les archéologues ont trouvé dans leurs fouilles, mais mon interprétation est bien différente, notamment de celle de M. Christian Goudineau.

 

. C'est par suite d'un concours de circonstances très particulières que le mont Beuvray est devenu une ville gauloise.

. Plutôt qu'un centre d'activités commerciales etc...etc... (p. 169, ligne 31 du livre de M. Goudineau), le mont Beuvray était une position essentiellement stratégique et militaire.

. Les importants gisements d'amphores (p. 136, l. 29) retrouvées au cours des fouilles, lesquelles amphores avaient d'ailleurs servi à empierrer des chemins (p. 138, l. 14), prouvent tout simplement que des troupes militaires ont cantonné sur le site et qu'il a fallu les ravitailler, d'où l'importance, et des amphores et de la casse qui a suivi.

. La construction rustique de la plupart des maisons (en terre, sans mortier de chaux) et les élévations quelquefois "négligentes" des remparts (p. 23, l. 5) doivent être interprétés comme des travaux réalisés dans une situation d'urgence... militaire.

. L'importante superficie du site du mont Beuvray a fait l'objet d'une mauvaise interprétation (p. 19, l. 13). En effet, le classement des oppidum en fonction de leur étendue est une erreur. Les oppidum de grande superficie ne sont pas forcément des oppidum/capitales mais plutôt des oppidum/camps... militaires (cf. mon "Bouclier éduen").

. Le fameux bassin ovale (p. 40, l. 24), vestige certes intéressant, est toutefois loin de valoir les colonnes et les fontaines sculptées de la ville gauloise de Bourges. Il est en accord avec le bassin "celte" de Gergovie (cf. mon Histoire de Gergovie). De même, la tête d'animal d'un couteau en bronze (p. 78) pourrait évoquer la tête du dragon de Gergovie, et l'attache d'anse (p. 47), une tête de gorgone.

. Les inscriptions en lettres grecques sur les poteries mises à jour par Bulliot (p. 12) doivent être rattachées, non pas au monde méditerranéen, mais à l'écriture de Gergovie (cf. mon ouvrage Histoire de Gergovie). Elles éclairent le texte de Strabon qui voyait le territoire arverne toucher au peuple mandubien d'Alésia (ce qui plaçait le mont Beuvray en territoire arverne). L'inscription "à Mercure negociator" (p. 34) confirme l'influence arverne.

. La description que César donne des "murus gallicus" à l'occasion du siège de Bourges prouve seulement que les remparts de Bourges étaient construits ainsi. L'extrapolation aux autres sites gaulois de ce style de construction relativement récent doit être faite avec prudence. La reconstitution de la porte du Rebout (p. 25) est discutable. Elle ne correspond pas à la traduction que j'ai donnée du texte de César dans mon Bouclier éduen. Les pierres n'ont pas été jointoyées. Exposées aux eaux de ruissellement, enfermées à l'intérieur du mur, les poutres devraient très rapidement être attaquées par les champignons et pourrir.

. La localisation du camp de Marc Antoine sur le mont Beuvray ne s'appuie sur aucun vestige probant et sur aucun texte (p. 34, l. 10). Par contre, le tracé de l'oppidum-fort gaulois à cet endroit a été très bien vu par l'avocat Garenne, premier fouilleur du mont Beuvray. Bulliot, en occultant le tracé de cet oppidum-fort, a commis une faute très grave. Contrairement à l'affirmation péremptoire de M. Goudineau (p. 5, l. 36), l'ouvrage sur Bibracte de M. Garenne est loin d'être nul. J'y ai trouvé des éléments très importants pour mes démonstrations.

10° . M. Christian Goudineau pose avec raison le postulat suivant: Dès lors, les historiens doivent se poser la question suivante: à 27 km de quelle ville éduenne peut-on trouver un champ de bataille correspondant à la description de César? (p. 4, l. 21)», mais lui-même ne répond pas vraiment à cette question. Mon Bouclier éduen y répond; la bataille a eu lieu à Sanvignes. La veille de la bataille, César se trouvait à 27 km du Mont-St-Vincent.
 
 

Je regrette que les érudits bourguignons, ainsi que la Société éduenne, dépositaire de la pensée de Bulliot, aient entraîné M. Christian Goudineau, et avec lui, nombre d'archéologues et de personnalités, sur une fausse piste.

En présentant le mont Beuvray comme le modèle de la ville gauloise des IIème et Ier siècles avant J.C. (p. 35, l. 3), la nouvelle archéologie a reconstruit sur des vestiges réels un monde irréel qui n'a jamais existé, à l'image de ces jeux modernes où les joueurs évoluent dans un monde parallèle dont les règles ne sont pas les mêmes que sur terre. C'est un roman. C'est toute notre Histoire qui s'en trouve faussée.
 
 

Cette "archéologie nouvelle" fait du mont Beuvray une plaque tournante de la Gaule (p. 169, l. 32), alors que, de toute évidence, c'est Chalon-sur-Saône qui tenait ce rôle. On imagine sur l'âpre mamelon de grands champs, de vertes prairies, bref une opulence qui aurait soudain mystérieusement disparu (p. 18 et 65). On cherche avec difficulté les grands entrepôts de blé où les armées de César venaient chercher leur ravitaillement (p. 109, l. 30). On pense que les nombreux puits en rapport avec l'importante population qu'on imagine ont été comblés (p. 35, l. 36). On s'interroge sur la façon dont les Gaulois auraient "chaulé" ce sol ingrat (p. 109, l. 10 et 20). On s'étonne du nombre restreint de sépultures (p. 80, l. 1). On voit des maisons "romaines" dès qu'un mortier de chaux est décelé alors que les Romains n'ont jamais mis les pieds sur cette hauteur inhospitalière où l'on se déplaçait, en hiver, à l'aide de crampons à glace (p.18, l. 48). Enfin, on voit mal les habitants du mont Beuvray (les Eduens se disaient descendants des Troyens) lire les épopées d'Homère (p. 173, l. 2).
 
 

Victime d'un raisonnement faussé à la base, l'Archéologie nouvelle du mont Beuvray se révèle incapable de traduire le message pourtant clair des Anciens:

Hercule (p. 146, l. 10) (colonie phénicienne ou grecque du Mont-St-Vincent selon Diodore), s'étant uni à l'Atlantide Astéropé (population de Gergovie sur la hauteur du Crest, cf. mon Histoire de Gergovie), lui donna deux fils, Iberos et keltos, ancêtres éponymes des Ibères et des Celtes, d'après l'historien grec Denys d'Hallicarnasse.

Quand Polype écrit qu'au nord du cours supérieur du Rhône, vivaient les Celtes ardyens (p. 147, l. 6), on ne veut pas comprendre qu'il s'agissait, en fait, des Eduens de Bresse (cf. mon Bouclier éduen) et non des Eduens du mont Beuvray. De même, on ne veut comprendre ni Strabon, ni Diodore de Sicile (cf. mes conférences), ni le rhéteur Eumène.

Otage des érudits Bourguignons, moralement prisonnier des fouilleurs du mont Beuvray, habité par le souci de ne pas les decevoir, M. Christian Goudineau a cherché à recoller tant bien que mal les morceaux de ses fouilles. Il n'y est pas arrivé. Il faut qu'il le reconnaisse.
 

Bibracte au mont Beuvray?... c'est une "chimère".

 

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