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Le scandale archéologique européen Version imprimable E-mail
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Le 17/9/85, le Président de la République française déclarait le site de Bibracte, site national... sur le mont Beuvray. Dix ans après, il y inaugurait le Centre archéologique européen, le dernier de ses grands travaux.  

Personne ne s'étonna alors que l'on place dans une région boisée aussi inhospitalière l'oppidum/capitale du plus grand peuple de la Gaule. 

Et pourtant, une retraduction sérieuse des textes antiques, une réflexion approfondie sur le terrain, un véritable débat auraient évité un tel gâchis, car le mont Beuvray n'est ni plus ni moins que le site stratégique de Gorgobina dont César parle dans ses Commentaires, une ville... boïenne. Il s'agit là du plus grand scandale archéologique de tous les temps. 

 

Question: Que Bibracte ait été au mont Beuvray ou à Mont-Saint-Vincent, cela modifie-t-il notre vision de la Gaule antique?

Réponse: Cela change tout. En effet, il faut choisir: ou bien une Gaule chevelue, avec quelques rares agglomérations ressemblant à la localité toute spartiate de Gorgobina/mont Beuvray, ou bien une Gaule prémédiévale, riche de cités rayonnantes, parsemée de petites villes fortifiées comme le Mont-Saint-Vincent.
 

Les archéologues français ont fait le mauvais choix, en totale contradiction avec les textes antiques. Et même aujourd'hui jusqu'à l'absurde. Car ils se trouvent contraints d'imaginer, en dépit du bon sens et sans aucune justification, le surgissement soudain et irréaliste dans notre pays de grandes villes soi-disant romaines dès le siècle d'Auguste. 

Résultat: il serait intéressant de montrer aux touristes étrangers nos vieilles forteresses gauloises, nos antiques villages perchés sur leur hauteur... Non! On y a planté le drapeau gallo-romain ou celui de la féodalité franque. 

 

Question: Prenant le contre-pied de ce "mauvais choix", vous affirmez, dans vos ouvrages, que la conquête romaine n'a pas beaucoup modifié le visage de la Gaule, et cela jusqu'au règne de Constantin, au début du IVème siècle, lequel se caractérise par une accélération logique de l'urbanisation. Cela change-t-il quelque chose?

Réponse: Enormément. Car cela nous amène à mieux comprendre comment notre pays est sorti de la nuit des temps en réfléchissant sur des vestiges dont on ne veut toujours pas reconnaître l'ancienneté. Cela nous permettra également de comprendre, par analogie, comment les autres pays sont sortis de cette nuit des temps, et je n'ai pas peur de le dire: l'humanité même. Dans ce processus de recherche, je précise que la carte antique de Peutinger m'a été d'une aide précieuse.

 

Lorsque la communauté scientifique voudra bien sortir de sa torpeur et accepter enfin de "voir" nos deux anciennes capitales gauloises - Bibracte et Gergovie - sur leurs véritables sites, à Mont-Saint-Vincent et au Crest, il faudra bien réinterpréter les vestiges existants en les confrontant aux textes anciens et à la logique. Il faudra bien admettre que l'église du Crest est, en réalité, un temple delphique, voire phénicien, voire sémite et que celle de Mont-Saint-Vincent n'est, ni plus ni moins, que la soeur ou le frère du temple de Salomon. Et il faudra bien qu'à Jérusalem, on se repose des questions sur le véritable emplacement de celui-ci. 

Et puis, à partir de là, c'est toute l'histoire de nos églises romanes qu'il faudra repenser, et cela dans le monde entier. C'est tout un paysage médiéval qu'il faudra faire remonter dans le temps. 

 

Question: Admettons que cette nouvelle vision nous amène à revoir sérieusement notre tourisme, notre enseignement etnotre histoire;faudra-t-il remettre aussi en question plus que quelques idées?

Réponse: Absolument. Tout d'abord, il faudra abandonner cette idée d'un celtisme que nos historiens ont inventé de toutes pièces en le faisant naître en Centre-Europe. Les premiers Celtes sont, en réalité, les habitants de Bibracte, puis de toute la Gaule celtique, qui, aux alentours du IIIème siècle avant J.C., ont lancé des expéditions vers l'Italie et dans la vallée du Danube, en y laissant de nombreuses traces archéologiques qui se sont superposées à des traces archéologiques antérieures. Et il faudra essayer de mieux faire la distinction entre les populations indigènes, statiques, dominées, qui ne faisaient que recevoir et les populations mouvantes, dominantes, structurées et armées.

 

Exemples de populations dominantes: les Séquanes d'Alsace qui durent abandonner leurs oppidum aux Germains d'Arioviste pour leur permettre de s'y installer (la population indigène des campagnes restant évidemment en place). La grande migration des Boïens et des Helvètes en direction du Morvan (idem). 

De quelle culture, ces peuplades "mouvantes" étaient-elles porteuses? probablement d'une culture sémito-sumérienne, phénicienne, judaïque, puis judaïque messianique. Et il ne faut pas oublier l'héllénisme qui remontait en Gaule par Marseille et la vallée du Rhône avec les colons venus du monde grec. 

 

Question: Vous affirmez, dans vos ouvrages, que la christianisation de la Gaule n'est pas le fruit d'une conversion, mais le résultat d'une évolution du judaïsme messianique précité.

Réponse: En effet. Et c'est bien cette évolution que l'on peut "lire" dans les fresques et dans les chapiteaux de nos plus anciens édifices religieux à partir du moment où l'on veut bien ouvrir les yeux. En occultant cette lecture, nos responsables culturels se sont renduset se rendent encore aujourd'hui coupables d'une véritable forfaiture.

 

Conclusion 

A première vue, on aurait pu penser que la mauvaise localisation du site de Bibracte ne portait pas à conséquence. C'est une grave erreur aux conséquences historiques, religieuses, philosophiques et politiques considérables. A ce scandale archéologique s'en ajoute un autre - inadmissible dans un pays démocratique - la difficulté de se faire entendre.

 

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