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Lettre ouverte à M. Vincent Guichard Version imprimable E-mail
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01-10-1999

Directeur de recherche au Centre archéologique européen, au sujet de Bibracte

Monsieur,

Depuis plusieurs années, par mes publications et par des lettres auxquelles vous ne répondez jamais, j'essaie de vous convaincre de la grave erreur que vous commettez en persistant à proclamer que le mont Beuvray est le site de Bibracte alors que ce n'est que celui de Gorgobina où César installa les Boïens après la victoire qu'il remporta sur eux et sur les Helvètes.

M. Vincent Guichard, vous êtes seul seul pour défendre la vieille thèse officielle erronée.

Les hommes politiques ne montent plus sur votre hauteur comme par le passé. 

Dans sa lettre du 13 avril, votre ministre de la Culture, Mme Trautmann, répondant à la question écrite de six députés, se contente de noter que dans votre bilan de fouilles enfin paru, la question du bien-fondé de la localisation des vestiges de l'oppidum de Bibracte ne fait l'objet que d'une allusion.

Votre maître à penser, Christian Goudineau, titulaire de la chaire des Antiquités Nationales, fuit le débat... je cite "Il les écarte (mes arguments) avec le bouclier de la science et l'armure de l'institution, sans se donner la peine de les réfuter (J-Ph. Mestre, Le Progrès de Lyon du 18/4/1999).

Vous-même avez choisi la méthode Coué à défaut d'arguments. Je cite une partie de mon interview du 13/4, à FR3 Bourgogne: "Les oppidums des grandes cités gauloises - les oppidums-capitales - se trouvent, soit sur les grands couloirs de circulation que sont les fleuves... comme Besançon, Paris, et Orléans... soit dans des régions très riches sur le plan agricole... comme Gergovie qui dominait la plaine de la Limagne." Et voici votre réponse: "Dans la communauté scientifique, ça fait belle lurette que plus personne ne doute. Ça fait... au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de... de Bibracte, capitale des Eduens, mentionnée par César à multiples reprises, sur le mont Beuvray. C'est... c'est absolument clair."

M. Vincent Guichard, vous avez trompé les téléspectateurs. Vous n'êtes pas clair. César n'a jamais écrit que la capitale éduenne se trouvait sur le mont Beuvray. Il dit seulement que la veille de sa bataille contre les Helvètes, il se trouvait à 27 km de Bibracte. Et il précise qu'alors qu'il se dirigeait vers Bibracte, les Helvètes firent demi-tour - itinere converso - pour le poursuivre. Si vous étiez tant soit peu latiniste, vous devriez comprendre que revenant sur leurs pas, tout ce monde-là tournait le dos au mont Beuvray... et marchait vers Bibracte... le Mont-Saint-Vincent, ancienne place forte des comtes de Chalon où les vestiges témoignent. Si vous étiez tant soit peu au courant de la chose militaire, vous devriez comprendre que la description minutieuse, par César, du champ de sa bataille contre les Helvètes correspond très exactement à la colline et aux pentes de Sanvignes.

Persistant dans votre méthode Coué, allez-vous continuer à prétendre - suivant en cela l'exemple de vos prédécesseurs - que le grec Strabon se trompe quand il écrit que Bibracte se trouvait entre l'Arar (la Saône) et le Dubis (la Dheune), quand il précise que le territoire arverne touchait à celui des Mandubiens d'Alésia (ce qui plaçait le mont Beuvray en territoire arverne, avant la guerre des Gaules)? Allez-vous toujours refuser de prendre en considération les écrits d'Hécatée de Millet, d'Hérodote, de Diodore de Sicile, de Polybe et autres auteurs, alors qu'ils sont parfaitement compréhensibles?

J'ai dit, et je le redis encore, cette affaire du mont Beuvray est un scandale archéologique, le plus grand scandale archéologique de tous les temps. Mais veuillez remarquer que jusqu'à maintenant, je n'ai jamais dénigré, ni le musée archéologique européen, ni aucune personne. Il n'en est pas de même de la part de votre entourage à mon égard.

M. Vincent Guichard, si vous voulez critiquer mes arguments, faites-le franchement. Pour ma part, je suis prêt à débattre publiquement avec vous, par voie de presse et à la télévision. En tant qu'homme d'honneur, vous ne pouvez pas ne pas relever le gant que je vous jette. Pour ma part, je suis prêt à débattre.

fait à Chalon-sur-Saône le 1/10/1999.

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