Google Translator :
EMourey
Menu principal
Accueil
Articles
Témoignages
Bibliographie
Téléchargement d'ouvrages
Nous contacter
Rechercher
Liens
Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite pour vous tenir au courant des derniers développements



Sites d'intérêt
par Roger Chaudron. Evocation d'une période cruciale, d'événements vécus par l'auteur. 
 
Découvrez les sites naturels et architecturaux de la Bourgogne du Sud

Open Source


Get Thunderbird!
ooo-main-logo-2col-trans_resize

Open Source

Syndication
Identification
Commander en ligne
Accueil arrow Articles arrow Index arrow Mon histoire de la Gaule arrow Vercingétorix face à César : la bataille de cavalerie
Vercingétorix face à César : la bataille de cavalerie Version imprimable E-mail
Appréciation des utilisateurs: / 15
FaibleMeilleur 
Index de l'article
Une thèse contestable
Vercingétorix ne venait pas de Bibracte
Un choc de titans dans un terrain valloné
 

Vercingétorix ne venait pas de Bibracte mais d'Alise-Sainte-Reine

Quant à Vercingétorix, d'où venait-il? Tous les commentateurs s'accordent pour dire qu'il venait de Bibracte. Et on nous affirme que la concentration de toutes les forces vives de la Gaule - des milliers de fantassins, une foule immense de cavaliers - s'est faite au mont Beuvray, sur ce mont pelé et désert où le silence n'est troublé que par le bruit métallique des petites cuillères qui fouillent le sol, véritable tonneau des Danaïdes de l'archéologie française!

Allons donc! Soyons sérieux!

Vercingétorix n'a pas appelé tous les cavaliers de la Gaule du Nord à le rejoindre, que ce soit à Bibracte ou au mont Beuvray, pour ensuite les faire remonter jusqu'à Noyers (350 kmenviron de marche pour rien). 

La réponse se trouve dans les Commentaires. Il y est dit que Vercingétorix vint s'établir (à Noyers) en trois camps (in trinis castris). Suivant la thèse officielle, il s'agirait des camps de la nuit qui a précédé l'attaque. Il s'agit, là encore, d'une grave erreur de traduction. Il faut comprendre que Vercingétorix est venu (à Noyers) en trois étapes, chaque fin d'étape étant suivi par l'établissement d'un camp, d'où l'expression couramment employée par César "in trinis castris". 

Trois étapes, c'est trois journées de marche. Si l'on compte au maximum 20 km par jour, cela fait 60 kilomètres. Traçons un cercle de 60 km autour de Noyers. A l'intérieur de ce cercle, il y a ... l'oppidum d'Alise-Sainte-Reine.

Incroyable mais vrai! Ce lieu, mythique entre tous, où Vercingétorix a rassemblé toute la cavalerie de la Gaule autour des 80 000 fantassins arvernes et éduens qui avaient vaincu César à Gergovie, c'était déjà Alésia. L'euphorie de la victoire, les grandes embrassades entre cités enfin réconciliées, les grands discours patriotiques au nom de la Gaule, les effets de toge, le bruissement des armes, tout cela, c'est Alésia qui en a été le théâtreinfo. Alésia en territoire lingon! 

En fait, il n'y a là que du très normal. On ne tend pas une embuscade ou une série d'embuscades sans s'être assuré d'une base de repli. On ne se lance pas dans ce type d'opérations sans s'être assuré que tout le monde connaît le point de regroupement et l'itinéraire de repli pour s'y rendre. Vercingétorix était maître d'Alésia déjà avant la bataille de Noyers. Il avait même pris soin d'y stocker pour trente jours de réserve de blé!!! 

Lorsque Vercingétorix est informé par ses amis, ses agents de renseignement, ou tout simplement par la rumeur, que le départ de César d'Auxerre est imminent, il prend la décision tout à fait logique de lui barrer le Serein à Noyers. Les Commentaires disent qu'il prit position (consedit) à 14km800 des Romains, et en effet Noyers se trouve bien à 14 km 800 de Lichères-près-Aigremont. 

40 000 Romains tombent dans l'embuscade des Gaulois

Vercingétorix convoqua les chefs de la cavalerie et leur dit : «Les Romains abandonnent la Gaule; ils fuient vers la Province; nous recouvrons enfin la liberté. Mais si nous les laissons aller, ils reviendront avec des forces encore plus nombreuses et la guerre ne finira jamais.

Il faut attaquer ceux qui convoient les bagages. Si les fantassins se portent à leur secours, ils perdront du temps et nous aurons ainsi stoppé leur progression. Si, ce qui est probable, ils font passer leur vie avant la défense de leurs affaires, ils perdront non seulement l'honneur, mais aussi ce qu'il faut pour vivre. Quant aux cavaliers ennemis, il n'y en aura aucun qui osera s'éloigner de la colonne. Et pour vous donner encore plus de courage, je me porterai avec les troupes à pied en avant des fortifications pour intimider l'adversaire.»

Les cavaliers acclament Vercingétorix. Ils se lient par le serment le plus sacré. Ils jurent qu'ils ne coucheront pas sous un toit, qu'ils ne rejoindront ni enfants, ni parents, ni épouse, s'ils ne franchissent pas, par deux fois, la colonne des ennemis.

Le projet est approuvé. Tous prêtent serment. Le lendemain, la cavalerie est divisée en trois corps. L'un fait mouvement pour barrer le chemin aux unités qui marchent en tête. Les deux autres apparaissent en formation de combat des deux côtés à la fois.

Embuscade tout à fait classique. Le champ de bataille de Noyers se prête bien mieux à une embuscade de cavalerie que celui de Fains-les-Moutiers. C'est un terrain vallonné avec despetites vallées encaissées défavorables certes, mais avec quelques plateaux, en prés ou en landes, assez bien orientés, qui permettaient aux corps de cavalerie gaulois d'attaquer la colonne romaine dans de bonnes conditions sur une distance allant jusqu'à sept kilomètres de Noyers.

Vercingétorix n'était pas naïf au point de croire qu'il allait remporter une véritable victoire. En fait, il voulait "user" et déconsidérer son adversaire tout au long de sa retraite, par des coups d'arrêt successifs dont Noyers aurait été le premier. Conscient de la supériorité des légions dans le combat des troupes à pied, il a prudemment déployé son infanterie derrière le Serein, devant les remparts de la ville gauloise de Noyers perchée sur sa hauteur. Persuadé en revanche de la supériorité de sa cavalerie, mais toutefois prudent, il ne lui a donné comme mission que de s'en prendre aux chariots de bagages et de se replier avant que les Romains ne se ressaisissent.

La contre-embuscade de César

On rend compte à César. Il ordonne qu'on envoie contre l'ennemi la cavalerie, divisée également en trois éléments. Le combat s'étend partout. La colonne se met en position de défense. Les bagages sont ramenés en arrière à l'intérieur des légions. César ordonne: «Quand les cavaliers sont en difficulté ou en danger, qu'on avance les enseignes et qu'on envoie les légions en formation de combat pour les soutenir!» On gagnait ainsi du temps, on ralentissait la progression de l'ennemi et on redonnait du courage aux nôtres.

Bataille de Noyers
agrandir l'image

Bien étrange, ce calme de César qui, divinement, ordonne comme un grand seigneur, tout en contrôlant royalement la situation. Bien étranges, ces chariots de bagages qui contrairement à l'habitude, semblent marcher plutôt en tête, derrière seulement une, deux, ou trois légions peut-être, et qu'on ramène en arrière (recipiuntur) comme si cela avait été prévu au départ. Bien étrange, ce déploiement rapide de la cavalerie romaine en trois corps. Qu'espère donc César? Pourquoi n'essaie-il pas de briser l'encerclement avec ses légions pour sortir de la nasse dans laquelle il s'est imprudemment engagé... imprudemment? pas sûr!

Les cavaliers germains arrivent soudain sur le champ de bataille. Ils ont surgi de la droite (ab dextro latere). Surprenant les Gaulois qui s'y trouvaient, ils les délogent de la position dominante, les poussent à fuir jusqu'au fleuve où Vercingétorix s'est établi avec ses troupes à pied. Les autres, voyant cela, craignant d'être enveloppés, se mettent à fuir. Partout on les massacre. Trois Héduens, de la plus haute noblesse, sont fait prisonniers et conduits à César, dont Cotos, chef de la cavalerie...

Voilà comment Vercingétorix a perdu sa grande bataille de cavalerie. César est tombé "d'assez bonne grâce", semble-t-il, dans le piège gaulois; s'y attendait-il ? Il a ensuite (tandem) refermé son piège à lui sur les Gaulois qui, eux, ne s'y attendaient pas. Là était son génie.

Hypothèse possible: les bagages étaient l'appât, les Gaulois le gibier, les Germains la massue.

Toutes ces manoeuvres se lisent sur le champ de bataille de Noyers: les itinéraires probables de mise en place des trois corps de cavalerie gaulois, les lignes du terrain favorables au déploiement d'unités à cheval, leurs éventuelles directions d'attaque, le débordement de la cavalerie germaine par la droite, son déferlement sur la hauteur dominante où se trouvait le poste de commandement de la cavalerie gauloise, la menace d'encerclement, la position bien en vue de l'infanterie gauloise devant les remparts de Noyers.

C'est une grave erreur de la part de la thèse officielle de penser que la colonne romaine marchait sous la protection de la cavalerie germaine, c'est une image indigne de César. La colonne marchait sous la seule protection de la cavalerie romaine. C'est, d'autre part, contraire au texte latin qui dit que les Germains venaient de la droite. Ab est une préposition qui indique une origine. Enfin, cela rend complètement incompréhensible et absurde le déroulement de la bataille.

A Fains-les-Moutiers, il n'y a rien qui concorde. Et on se pose des questions sur le sérieux des thèses officielles qui nous proposent de traduire le "jugum" de César par "joug de bœuf " alors qu'il s'agit d'un mot courant du vocabulaire militaire pour désigner un sommet ou une crête.



 

Commander en ligne


Recherche Avancée


Lister Tous les Produits
Voir le panier
Votre panier est actuellement vide.
Livres de l'auteur
BookCoverAnimation


Recherche Avancée
Qui est en ligne
Il y a actuellement 3 invités en ligne
Visiteurs hier 324
Visiteurs aujourd'hui 171


 | © Emile Mourey 2006 |